Examen de pointe et Bodybuilding

Alors que la majorité de nos interventions se réalisent dans le cadre du corps humain dans son aspect fonctionnel, il est une discipline qui s’intéresse principalement au côté esthétique : le bodybuilding.

Là où nous nous attachons à nous rapprocher des conditions réelles de toutes les composantes du geste sportif dans la prise en charge de nos athlètes, le culturiste peut aller jusqu’à délaisser la fonction, pour aller chercher un mouvement parfois « triché », comprendre « compensé » pour stimuler un chef musculaire au-delà de ses limites physiologiques normales, dans le but de le développer davantage. Evidemment, cette « triche » est réalisée par des athlètes de niveau avancé, sous peine de s’exposer à des blessures sérieuses.

Notre habitude de lutter contre les compensations au service de la fonction rendait notre rencontre avec Julian Augry, jeune culturiste de 29 ans, plutôt improbable.

 

Imaginez un colosse d’un mètre quatre-vingt-neuf pour cent kilos qui vient vous rencontrer pour un problème développement musculaire d’une cuisse dont le périmètre fait 70 cm !

 

Là où l’observateur lambda se demandera où se situe le problème, le culturiste et le juge de concours ne laissent pas passer. Le manque de galbe ou de relief sur une petite portion musculaire peut être fatale et coûter le podium.

L’entraînement du bodybuilder est millimétré, avec une programmation rigoureuse rythmée par les phases de prise de force, prise de masse et phase de sèche. Tout cela sur fond de régime strict ou parfois, les aliments sont pesés au gramme près ainsi que le moindre centilitre d’eau absorbé.

Si les produits dopants font partie du paysage, à l’instar du cyclisme, ce que nous ne cautionnons pas, le sens du sacrifice atteint ici ses limites. Ces athlètes poussent l’effort en dehors de la salle de gym, pour aller très loin dans un véritable mode de vie…qui dans les cas extrêmes peuvent aller jusqu’à la désocialisation, pour ne pas s’exposer aux tentations culinaires et festives arrosées !

Quoi qu’on en pense, on ne fait pas d’un âne un cheval de course et mettre tant de cœur et de courage dans la quête du Saint Graal incite au respect.

 

Le PPEAPS dispose d’outils et de technologies de pointes, qui permettent de sonder avec précision, les propriétés mécaniques du chef musculaire visé. Ces données analysées et corrélées avec  le fonctionnement biomécanique et neuromusculaire de l’athlète dans sa globalité nous guident dans le choix thérapeutique, puis la prise en charge de l’entraînement physique.

Vainqueur du Top de Colmar dans la catégorie « premiers pas » des plus de 85 kg, nous souhaitons tout le meilleur à Julian dans sa carrière sportive.

 

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